Qui suis-je ?
Moi, c’est Annabelle. Je suis ingénieure agronome depuis une dizaine d’années et depuis peu je crée des bijoux avec des mauvaises herbes.
J’ai toujours aimé fabriquer des trucs : petite, je faisais des vêtements pour mes poupées, des bijoux en perles, des animaux en pâte à modeler…
Puis j’ai testé la résine. J’y ai mis des fleurs et j’ai peaufiné ma technique avec toujours plus de fleurs, de formes, de couleurs.
Quand mon copain m’a dit : « Tu n’as pas assez d’oreilles pour toute cette production, tu t’en rends compte ? », j’ai créé Les Fleurs Passagères.
Ingénieure la journée, créatrice le reste du temps
Dans mon métier d’ingénieure agronome, j’ai beaucoup entendu parler de parcelles « propres » : des parcelles où pousse la culture que l’on a semée, avec le moins possible d’autres plantes.
J’ai commencé à m’intéresser à celles qu’on ne voulait justement pas voir. Parce qu’une « mauvaise herbe », finalement, c’est surtout une plante qui pousse là où on ne l’attend pas.
Figer les mauvaises herbes dans des bijoux, c’est ma façon de leur rendre un peu hommage : on oublie la “mauvaise herbe” et on regarde enfin la fleur.
Je fais tout moi-même : je cueille, je sèche, je teste, je compose, je fabrique, je monte les bijoux, je les photographie, je prépare les commandes et j’écris le petit mot qui va avec !
Et pourquoi Les Fleurs Passagères ?
Les Fleurs Passagères, c’est aussi parce que je travaille avec ce qui pousse au fil des saisons. Il y a le moment des myosotis, celui des marguerites, des boutons d’or, de la carotte sauvage… Puis les fleurs disparaissent et il faut attendre leur retour.